Discours de rentrée 2026 : la Libération nationale !
Discours de rentrée politique publié le 30 septembre 2026, qui lance la campagne présidentielle de 2027. Vidéo publiée sur upr.fr le 30 septembre 2026 par l’Union populaire républicaine (UPR), le parti fondé en 2007 par François Asselineau, qui fait de la sortie de la France de l’Union européenne — le « Frexit » — le cœur de son programme.
L’essentiel
- Avec ce discours, François Asselineau lance la phase active de sa campagne pour la présidentielle de 2027. Il dit avoir été le premier à se déclarer candidat, dès 2024.
- Son discours tient en quatre mots : action, clarification, détermination et mobilisation.
- Action : dans la semaine qui suit sa prise de fonction, il activerait l’article 50 pour quitter l’Union européenne et l’article 13 du traité de l’Atlantique Nord pour quitter l’OTAN. Dans le mois suivant, il rétablirait les contrôles aux frontières et sur les capitaux.
- Il promet aussi des économies chiffrées (Sénat, régions, train de vie de l’Élysée), un grand emprunt national pour rapatrier la dette détenue par l’étranger et des référendums sur la liberté d’expression, le RIC et le Conseil constitutionnel.
- Clarification : il rejette les solutions intermédiaires de ses concurrents, qu’il s’agisse d’un référendum de sortie ou d’un Frexit ramené à la seule sortie du Mercosur. Il propose une déclaration de transparence sur la nationalité, les réseaux d’influence et les finances de chaque candidat.
- Mobilisation : la priorité est d’obtenir les 500 parrainages. Il dénonce les « 0 minute et 0 seconde » de temps d’antenne que lui aurait accordées l’Arcom entre novembre 2025 et mai 2026.
Une élection « décisive »
François Asselineau juge que la présidentielle de 2027 « ne va pas se dérouler comme prévu par l’oligarchie ». Les Français voudraient selon lui « un grand coup de balai » dans une classe politique qui irait de l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par « l’extrême centre », et qui aurait accepté que la France soit subordonnée à des puissances étrangères. La campagne doit retrouver, dit-il, le « souffle » de la Révolution française.
Il annonce d’emblée ce qu’il refuse :
- la déploration : les « spécialistes du désespoir » qui ne parlent que d’impôts, d’immigration ou du Moyen-Orient ;
- la fiction : les mises en scène de proximité, comme servir des frites dans un fast-food ;
- l’incantation : les promesses en l’air, qu’il s’agisse de faire les « États-Unis d’Europe », de faire de la France la première puissance mondiale en dix ans ou d’« éradiquer l’insécurité ».
Ce que les Français attendraient, ce sont « des décisions très précises ».
Action : le calendrier des premières semaines
Sortie de l’Union européenne. Dans la semaine suivant sa prise de fonction, il convoquerait un sommet des chefs d’État et de gouvernement pour notifier la sortie par l’article 50 du traité sur l’Union européenne. Il n’organiserait pas de référendum : il ne va pas, dit-il, demander aux Français s’ils approuvent le programme pour lequel ils viennent de l’élire. Le délai de deux ans servirait à négocier l’accord de sortie, à la manière d’un divorce où il faut régler le partage des biens et la garde des enfants. Il cite Talleyrand : « la seule façon de dire oui, c’est oui ; toutes les autres veulent dire non ».
Sortie de l’OTAN. Il écrirait en même temps au département d’État américain, dépositaire du traité du 4 avril 1949, pour activer l’article 13. Celui-ci permet à un État de se retirer de plein droit un an après sa notification.
Frontières et capitaux. Dans le mois suivant l’élection, il rétablirait les contrôles aux frontières, à l’entrée comme à la sortie, pour les personnes comme pour les marchandises, ainsi que le contrôle des mouvements de capitaux. C’est pour lui le critère qui distingue celui qui veut vraiment « libérer la France ». Sans ce contrôle, on ne pourrait ni lutter contre l’évasion fiscale des grandes entreprises ni interdire les délocalisations. On ne pourrait pas non plus freiner l’enrichissement d’une petite oligarchie : il affirme que les dix plus grandes fortunes françaises ont augmenté de 2 300 % en trente ans, alors que le nombre de pauvres progresse selon l’Insee.
Levier financier. Pour accélérer la négociation, il retarderait, voire annulerait, les paiements à l’Union : « qui paye commande ». Il chiffre à 13 milliards d’euros la contribution nette annuelle de la France.
Action : économies et rapatriement de la dette
Institutions. Il soumettrait à référendum une réforme qui réduirait fortement le nombre de sénateurs. Il compare : les États-Unis comptent 100 sénateurs pour 340 millions d’habitants, la France 348 pour 67 millions. La réforme réduirait aussi le nombre de députés, diviserait par deux celui des conseillers départementaux, élus en binômes depuis la réforme de François Hollande, et supprimerait les régions, qui n’existaient pas avant 1982. Il en attend environ 6 milliards d’euros d’économies pour les régions, avec 1 780 conseillers régionaux supprimés et environ 80 000 agents territoriaux à reclasser, et au moins 2 milliards pour le Parlement. Il récuse en revanche les promesses de supprimer 800 000 fonctionnaires, en demandant lesquels : des instituteurs, des policiers, des soignants ?
Grand emprunt national. Il proposerait aux Français volontaires de souscrire des emprunts d’État garantis, pour remplacer la dette détenue par l’étranger, soit plus de la moitié du total. Il rappelle que le général de Gaulle avait soldé en 1966 la dette extérieure de la France. Il avance deux raisons. La première est de moins dépendre de l’étranger. La seconde est que les intérêts, 60 milliards d’euros l’an dernier, 70 cette année et peut-être 120 en 2030, seraient versés à des Français qui les dépenseraient en France, et non à des fonds de pension étrangers comme celui des fonctionnaires de Californie. Il donne en exemple la gestion de l’UPR : « zéro euro d’emprunt bancaire » en vingt ans.
Au total, entre les intérêts rapatriés (environ 15 milliards), la contribution européenne (13 milliards), la sortie de l’OTAN (600 millions) et l’arrêt immédiat des versements à l’Ukraine, il estime pouvoir réinjecter 40 à 45 milliards d’euros par an, environ 1,5 % du PIB. Cet argent relancerait la croissance et donc les recettes fiscales, ce qui réduirait le déficit.
Train de vie de l’État. Il diviserait par deux le budget de la présidence. Son épouse ne serait pas « première dame » et n’aurait pas de « train de vie princier ». Il vendrait aux enchères le mobilier acheté sous Emmanuel Macron et plus de la moitié de la flotte présidentielle, à commencer par l’Airbus présidentiel. Pour les visites d’État, il adopterait le système britannique d’un appareil du ministère de la Défense.
Action : démocratie et institutions
Tous ces changements passeraient par référendum, procédure inutilisée depuis 2005. Il en propose plusieurs :
- inscrire dans la Constitution l’équivalent du premier amendement américain sur la liberté d’expression, car il ne voit pas pourquoi les Français en seraient privés ;
- instaurer un référendum d’initiative citoyenne, sur le modèle suisse ou californien. Il ironise sur le référendum d’initiative partagée créé sous Nicolas Sarkozy, qu’il juge impossible à déclencher en pratique. Il souhaite par exemple consulter le peuple sur l’euthanasie et sur le soutien à l’Ukraine ;
- permettre au peuple de contester une décision du Conseil constitutionnel. Neuf personnes nommées sur des critères politiques ne devraient pas prévaloir sur 47 millions d’électeurs, au nom de l’article 3 de la Constitution, selon lequel la souveraineté appartient au peuple et qu’aucune section du peuple ne peut s’en attribuer l’exercice ;
- inscrire que la France est « une République laïque de tradition chrétienne », pour préserver le régime laïque et l’identité nationale, avec des fêtes chrétiennes chômées, tout en garantissant aux religions minoritaires un culte libre mais « discret ».
Il veut aussi rompre avec la politique étrangère européenne. Il estime que les paquets successifs de sanctions contre la Russie, plus de vingt selon lui, ont mis la France « à genoux » plutôt que la Russie, contrairement à ce qu’annonçait Bruno Le Maire. Il juge qu’un « Occident arrogant » ne se fait pas respecter en distribuant des leçons de morale à la planète.
Clarification : pas d’ambiguïté sur le Frexit
François Asselineau s’en prend aux positions changeantes de ses concurrents : être pour un « Brexit à la française » une semaine, pour un référendum de sortie en fin de mandat la suivante, ou réduire le Frexit à la sortie de l’accord avec le Mercosur. Sortir de l’Union, c’est bien plus que quitter le Mercosur, le pacte asile et migration, le pacte vert ou le marché européen de l’énergie. C’est aussi cesser de financer l’Union et de se soumettre à sa politique étrangère et de défense. Il cite Boileau : « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ».
Il propose une déclaration de transparence en forme de questionnaire, qu’il remplirait lui-même et qu’il demande à tous les candidats de remplir :
- nationalité et éventuelle double nationalité ;
- passage par la French-American Foundation ou par le groupe Bilderberg ;
- appartenance à une obédience maçonnique, question qu’il justifie par le rôle revendiqué par le Grand Orient dans la loi sur l’euthanasie ;
- rémunérations reçues de sociétés étrangères, comptes dans des paradis fiscaux, patrimoine ;
- situation financière du parti.
Sur ce dernier point, il oppose l’UPR, qui ne reçoit selon lui aucune subvention publique et affiche une situation nette positive de 400 000 euros, au Rassemblement national. Ce dernier recevrait 15 millions d’euros d’argent public par an et aurait, d’après ses comptes publiés par la CNCCFP, une situation nette négative d’environ 100 millions. Il rappelle aussi que le Parti socialiste a dû vendre son siège. Il refuse d’emprunter pour sa campagne et vise une collecte de 1,5 million d’euros, contre les 15 à 17 millions que demanderait Marine Le Pen.
Détermination : juger le caractère
Le troisième critère est la personnalité. Il faut, selon lui, un président capable de tenir tête à Vladimir Poutine, Xi Jinping ou Donald Trump. Il doit aussi défendre l’intérêt des Français face aux grandes fortunes, « les féodaux de notre époque » qui contrôlent médias et instituts de sondage. Il cite Vincent Bolloré, Xavier Niel, Bernard Arnault et François Pinault.
Il met en cause, sans toujours les nommer, la crédibilité de plusieurs concurrents. Il vise un parti condamné pour détournement de fonds publics, ainsi que les positions successives et contradictoires du RN sur l’Ukraine, qu’il assimile au « en même temps ». À l’inverse, il revendique de faire « ce qu’[il] dit » : couper toute aide à l’Ukraine, enquête à l’appui, et convoquer le Conseil européen pour activer l’article 50, quoi qu’en disent les journalistes.
Mobilisation : les 500 parrainages
François Asselineau se présente comme le chef d’un « mouvement de libération nationale », qu’il compare à la France libre du général de Gaulle, rejointe par des Français de tous bords jusqu’au Conseil national de la Résistance. Il refuse aussi bien l’union des droites que l’union des gauches : seul un rassemblement transpartisan, comme lors du « non » de 2005, permettrait de sortir de la « prison européenne ».
La première bataille est celle des parrainages. Il rappelle que le formulaire officiel est envoyé par le Conseil constitutionnel à environ 42 000 élus en février, et que chacun ne peut parrainer qu’un seul candidat. Personne ne détient donc encore de parrainages, contrairement à ce que prétendent certains. Il estime que sept candidats sont assurés de les avoir grâce à leurs élus : Marine Le Pen, Bruno Retailleau, Édouard Philippe, Gabriel Attal, Marine Tondelier, le candidat socialiste et Fabien Roussel. S’y ajouteraient probablement Jean-Luc Mélenchon et David Lisnard. Les autres doivent les chercher sur le terrain, comme Lutte ouvrière et l’UPR. Il ne dévoile pas son nombre de promesses, mais se dit confiant à condition que les militants se mobilisent pendant les quatre mois à venir.
Il dénonce enfin une « censure » médiatique. Ses deux chaînes YouTube totalisent selon lui 634 000 abonnés et 148 millions de vues, contre environ 7 000 abonnés et 1 million de vues pour Édouard Philippe. Il serait ainsi le deuxième responsable politique le plus suivi après Jean-Luc Mélenchon, loin devant le RN. Pourtant, selon les relevés de l’Arcom, il aurait obtenu « 0 heure, 0 minute et 0 seconde » d’antenne sur les douze principales chaînes de radio et de télévision entre novembre 2025 et mai 2026. Il y voit la preuve qu’il est « le bon candidat ». Il conclut en invoquant Jeanne d’Arc, Danton, Clemenceau et de Gaulle et en appelant à une campagne immédiate d’affichage et de tractage.
Éléments de langage du programme
- « Je fais ce que je dis et je dis ce que je ferai. »
- Article 50 dans la semaine de la prise de fonction, article 13 de l’OTAN dans la foulée, « sans référendum ».
- Le contrôle des mouvements de capitaux, « critère » du candidat qui veut vraiment libérer la France.
- « Qui paye commande » : suspension des 13 milliards d’euros de contribution nette.
- Un grand emprunt national pour rapatrier la dette, sur le modèle de 1966.
- La France, « République laïque de tradition chrétienne ».
- L’UPR, « mouvement de libération nationale », ni union des droites ni union des gauches.
- « 0 minute et 0 seconde » d’antenne malgré 148 millions de vues.
Résumé et éléments de langage rapportent les positions de l’UPR telles que le parti les présente ; ils ne valent ni approbation ni vérification. Les thèses avancées, notamment historiques, sont à confronter à d’autres sources.
Source : Discours de rentrée 2026 : la Libération nationale !, upr.fr, consulté le 20 octobre 2026 ; Le Frexit, pages programme de l’UPR.
Sources
- Vidéo
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Site web
Discours de rentrée 2026 : la Libération nationale ! (nouvel onglet)
Page de la vidéo sur upr.fr, source de cet article.
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Site web
Le Frexit (nouvel onglet)
Page programme de l’UPR, source des éléments de langage.